



Raoul – cirque – Compagnie du Hanneton – James Thiérrée Samedi 1er octobre à 20h30 Comédien, mime, acrobate, danseur, James Thiérrée explore avec génie tous les arts de la scène. Avec Raoul, il nous embarque dans l’imaginaire d’un personnage fantasque qui navigue dans le tumulte de ses rêves avec une jubilation burlesque impressionnante. Un personnage qui se confronte à son miroir plein de désirs, de rage, de peurs, de pirouettes, de vertiges, de murmures et de cris. Les trois scènes nationales de Saône-et-Loire avaient accompagné sa première création, La symphonie du hanneton. C’est avec une joie toute particulière que L’arc l’accueille aujourd’hui avant que le spectacle ne reparte en tournée. Enfant de la balle, James Thiérrée a débuté dès quatre ans auprès de ses parents, dans Le cirque imaginaire et Le cirque invisible.La symphonie du hanneton (trois Molières), La veillée des abysses et Au revoir parapluie : ses créations ne passent jamais inaperçues.Ni ses rôles au cinéma, parmi lesquels le dernier en date, Taloche, dans le film Liberté de Tony Gatlif. Raoul est un émerveillement de scène, avec un décor spectaculaire en perpétuelle mutation dans lequel évolue le personnage, entouré de créatures étranges, d’oiseaux inquiétants, d’animaux aquatiques géants.
Tarif adhérent carte Vie Étudiante : 5€
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Sortie d’usine – théâtre – de et par Nicolas Bonneau Mercredi 19 octobre à 20h30 Sortie d’usine est l’enquête d’un fils d’ouvrier qui cherche à comprendre pourquoi son père a tout arrêté au bout de 35 ans… « Un soir, mon père est rentré, en disant : c’est fini, j’arrête l’usine, je me barre. On a rigolé. Ça fait dix ans qu’il dit ça (…) Et il a arrêté son métier de soudeur. J’ai trouvé ça tellement courageux. Je me suis rendu compte que je ne m’étais jamais demandé ce qu’il avait fait pendant ces 35 dernières années de sa vie. Je me suis souvenu qu’à l’école, en face de profession des parents, je mettais employé d’usine parce que j’avais honte d’écrire ouvrier. » Derrière le mot « usine », il y a ce qu’on imagine : une culture ouvrière, des familles, des métiers pénibles, des savoir-faire, des rêves et des peurs. Il y a ce qu’on connaît et ce qu’on ne connaît pas. D’ailleurs, à part les ouvriers, qui peut vraiment connaître l’usine ? Pour Sortie d’usine, Nicolas Bonneau a choisi l’immersion dans le monde ouvrier de sa région d’origine, en Poitou-Charentes. Certains ont parlé, raconté. C’est ainsi que nous irons à la rencontre de Gilbert Simoneau, soudeur à la retraite, de Catherine, sa femme, mais aussi d’un tuilier ou encore d’un délégué syndical. Nicolas Bonneau fait vivre et revivre les destins de ces travailleurs de la métallurgie, la confection, l’automobile, la laiterie… Il résulte de cette expérience humaine et de ce travail de collectage et de retransmission une parole distillée avec humour et finesse, déployée avec verve et talent, contant des quotidiens, des rêves de révolte et des lendemains qui ne demandent qu’à chanter, un hommage à la classe ouvrière pour ne pas se laisser prendre par le monde comme il va…
Tarif adhérent carte Vie Étudiante : 5€
Gratuit Atelier Culture
Petit mal – cirque – Race Horse Company Jeudi 3 novembre à 20h30 Cette découverte qui nous vient de Finlande révèle un cirque virtuose où l’humour délirant et grinçant rivalise avec des performances physiques extrêmes. Ce spectacle a fait sensation aux Jeunes Talents Cirque Europe 2010. Petit mal ouvre le Temps fort cirque et magie organisé en collaboration avec L’embarcadère de Montceau et L’ECLA de Saint-Vallier. Le décor a des allures de friche urbaine ou de garage abandonné. Au milieu de pneus usagés épars ou empilés et d’un bric-à-brac de planches trônent un trampoline géant, un immense mât chinois et de gros ballons. Un terrain de jeu idéal pour trois jeunes garçons qui cherchent à catalyser leur rage de vivre. Sur fond de musiques électro-rock et hip-hop, ces trois acrobates surdoués dégagent une énergie impressionnante. Ils se jaugent, se cherchent, s’entrechoquent. Autant de rivalités qui se transforment en prouesses, avec cette pointe de cynisme qui rend ces confrontations très drôles. Ce spectacle réunit trois artistes incroyables : Kalle Lehto (ancien champion de break-dance) enchaîne les prouesses acrobatiques au sol, Petri Tuominen danse la tête à l’envers le long de son mât chinois et Rauli Kosonen expérimente le vol en trampoline dans des transversales et des angles insensés. Ici tout se télescope : culture urbaine, art de l’équilibre et de l’acrobatie, humour noir de copains bagarreurs, poésie émouvante d’amitiés éprouvées. C’est une rage de vivre qui explose
Tarif adhérent carte Vie Étudiante : 5€
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Dernier thé à Baden Baden, ou les monologues d’un agent double
théâtre-vidéo - collectif Plonk et ReplonkAndrea Novicov - En partenariat avec Les contes givrés
Jeudi 10 novembre à 20h30
Les suisses Plonk et Replonk se sont fait connaître par leurs drôles de photomontages qui décalent la réalité d’une manière burlesque. Leur esprit créatif et loufoque investit la scène avec une histoire invraisemblable. Voici le récit des aventures d’Otto, « agent double de père en fils », qui traverse la grande histoire de l’Europe du 21ème siècle. Comme échoué dans un « asile de flous », Otto se raconte dans un méli-mélo de philosophie tissée de clichés détournés.
Tout nous mène au fou rire dans cette histoire bizarrement émouvante, mise en scène avec un humour gentiment déjanté. Entre délire et gravité, le comédien Didier Chiffelle signe ici une interprétation marathon d’une histoire abracadabrante. On se laisse piéger avec délice par cette folie burlesque qui agit comme un ouragan.
Tarif adhérent carte Vie Étudiante : 5€ Attention réserver sa place sur la boutique avant le lundi 7 /11 -12 h
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Réalité non ordinaire, une expérience de magie mentale – magie mentale – de Scorpène Jeudi 1er décembre à 20h30 Qu’est-ce que la magie mentale ? Ici, on ne manipule pas les objets pour tromper le regard, mais on manipule les pensées. On les prédit, on joue d’influence et on taquine le libre arbitre de chacun. Pas de manipulation visible, pas de grande illusion, rien de palpable. Cette discipline s’exerce d’un esprit à l’autre par un savant mélange d’astuces, de psychologie et d’observation. Chaque spectateur quittera le théâtre avec le sentiment que quelque chose de profond s’est passé, bien au-delà du divertissement. Nous vous proposons de partager avec nous une expérience à la fois ludique et troublante qui questionne notre rapport à la réalité et ébranle profondément notre rationalité. La magie de Scorpène ne ressemble à rien d’autre. Pourquoi ? Parce que ce jeune homme à l’étrange destin (professionnel international aux échecs devenu vidéaste puis magicien) nous emmène sur un terrain mental qui déstabilise et interroge. Qu’est-ce que la réalité ? De quoi sommes-nous vraiment certains ? Alors, devenez, vous aussi, témoin de cette magie qui utilise l’analyse, la mémoire, le calcul, l’anticipation, l’observation aigüe de l’autre, mais aussi l’image, le visible et l’invisible, ce que l’on ne montre pas mais qui est quand même vu.
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Seconda – Ambra Senatore – danse Mardi 6 décembre à 20h30 Ambra Senatore rejoint nos artistes familiers et nous la retrouvons avec grand plaisir. Elle nous a séduits la saison dernière avec Passo et ses soli Altro piccolo progetto domestico (Autre petit projet domestique) et Vetrina découverts dans le Hors champ 2011. Elle revient avec deux comparses dans la pièce Seconda. La première ébauche de cette création a remporté le 2ème prix au concours (re)connaissance de Décines en novembre 2010. Voici une conversation intime et coquine entre trois femmes. Des images s’enchaînent comme autant de morceaux d’un même puzzle. La composition narrative et théâtrale de ce trio dansé laisse libre cours à notre imagination pour construire de nombreux scenarii. Avec tout l’humour qui la caractérise, Ambra Senatore instille ça et là des indices, construisant peu à peu des situations pleines de sens. La chorégraphe italienne explore la théâtralité du mouvement dansé à travers une multitude de scènes de la vie quotidienne dont la répétition, le décalage, les ruptures et les reprises font rire. Des images de vie et de relations dont le détournement comique nous laisse une impression d’étrange et de mystère. Une subtile tension entre jeu ironique et écho de drame.
Tarif adhérent carte Vie Étudiante : 5€
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Coulisses – cirque – Compagnie Sacékripa Jeudi 15 décembre à 20h30 Voici une bande de potes acrobates, jongleurs et équilibristes qui ne manque pas une occasion de rigoler. A quoi s’amusent des artistes de cirque quand ils se retrouvent ? A créer un spectacle ! Nous voici les témoins de leur travail en coulisses, spectateurs privilégiés de leurs joutes corporelles et de leur imagination fertile. Ces cinq garçons sont devenus inséparables depuis leur rencontre au Lido, centre des arts du cirque de Toulouse. Et c’est bien leur humour qui semble avoir cimenté leur amitié. Tout est prétexte à l’ironie et encore plus à la moquerie. Un faux pas, une idée farfelue, un équilibre fébrile… L’imprévu des situations s’impose et nourrit de nouvelles figures qui, pas à pas, construisent le spectacle. Sous leurs airs d’improvisation et de simplicité, les numéros d’acrobatie et de jonglage n’en sont pas moins réglés au millimètre. La danseuse et chorégraphe néerlandaise Nienke Reehorst, collaboratrice régulière de Sidi Larbi Cherkaoui, participe à cette mise en scène bien rythmée. Encore une histoire d’amitié, au féminin cette fois.
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Roméo et Juliette – danse – Malandain – Ballet Biarritz
Samedi 21 janvier à 20h30
Parce que la haine trouve toujours mille raisons de se répandre et que l’amour entre Roméo et Juliette est immortel, la pièce est de tous les temps, de tous les lieux. Voilà pourquoi Thierry Malandain se lance, lui aussi, dans une nouvelle interprétation de cette histoire d’amour impossible.
Le chorégraphe a choisi la partition musicale de Berlioz, qui lui laisse plus de liberté dans la mise en scène de la rivalité entre les deux familles que la composition de Prokoviev. Sa version s’en tient aux protagonistes essentiels du drame qui vont pousser l’idylle vers la tragédie.
A la tête du Centre Chorégraphique National de Biarritz, Thierry Malandain nous offre avec son Roméo et Juliette une relecture originale des grands ballets classiques. Dans un décor épuré, les vingt danseurs livrent une interprétation à l’énergie nerveuse, violente et radicale. Nous avons le plaisir de retrouver le Ballet Biarritz à L’arc, après l’avoir accueilli avec un Don Juan magistral en janvier 2009.
« Un classique instantané qui a fait chavirer le public en ouverture du festival Le Temps d’aimer la danse à Biarritz. (...) Corps tendus comme des arcs, horizons de dos avec pour ligne de fuite ces mouvements de bras ondulants, baiser fougueux sur la pointe des pieds, on est sous le charme d’une danse offerte. Une chose est sûre, la grâce est bel et bien au rendez-vous. » Philippe Noisette - Les Echos
« Toute la puissance du récit vient de la danse et de la danse seule : la chorégraphie, comme toujours, belle et savante, se coule parfaitement dans le flux et les méandres de la symphonie. Les danseurs la servent avec une ferveur totale. » Ariane Bavelier - Le Figaro
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Le cas de la famille Coleman – théâtre Compagnie Timbre 4 – Claudio Tolcachir
Mercredi 8 février à 20h30
Ça râle, ça gueule, ça court, ça vit et ça meurt… Bienvenue dans l’appartement des Coleman, une famille aux relations turbulentes et absurdes. A la fois tendre et très drôle, ce spectacle manie avec finesse tous les ressorts du théâtre grotesque.
Photo de famille décalée, les Coleman déballent dans l’hilarité générale une panoplie de vices : vol, alcoolisme, chantage, soupçon, avarice, trahison… Le pire est en chacun, mais en tous se dévoile peu à peu le meilleur.
Le cas de la famille Coleman, bardé de tous les prix du théâtre argentin, a reçu à New York, Miami, Madrid ou Paris un accueil délirant du public et de la critique.
Né en 1975, Claudio Tolcachir fonde à 25 ans l’espace théâtral Timbre 4 sur l’avenue Boedo à Buenos Aires. Improvisations, dérapages contrôlés ou non, ont peu à peu fait naître ce phénomène théâtral qu’est devenue sa première pièce.
Ce spectacle est interprété en espagnol avec un surtitrage en français. Ne serait-il pas dommage de se priver d’un moment aussi exceptionnel pour une simple question de traduction ?
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My exile is in my head – danse et film Compagnie YK Projects – Qudus Onikeku Suivi de Do weed cola cola dance ? Jeudi 16 février à 20h30 Le nigérian Qudus Onikeku est un homme de scène dont le corps prend pleinement la parole. Il danse comme s’il était en transe. Son énergie est impressionnante. Dans My exile is in my head, il s’inspire de l’oeuvre de l’écrivain, poète et dramaturge nigérian Wole Soyinka qui témoigne de ses années d’emprisonnement dans L’homme est mort, publié en 1972. Cette lecture résonne chez Qudus Onikeku comme la marque de l’exil et du combat contre l’oppression politique. Accompagné sur scène par un guitariste, il plonge au milieu d’images vidéo qui glissent sur le sol. Par une expressivité et une énergie fulgurantes, il nous parle de son « chez lui », de son « home », de la terre qui l’a vu naître et qu’il a dû quitter. Il danse toute cette force que l’exil lui donne en retour. Contorsions et équilibres, souplesse et fluidité, assauts et tumultes : tout son corps exulte de la rage qu’il ne peut contenir. « Ce que j’ai perdu, c’est un foyer, et je sais à quoi ressemble mon foyer, un lieu qu’on ne peut quitter sans abandonner définitivement une partie de soi qui s’arrête à l’instant du départ. Peut être serais-je jusqu’à la fin de ma vie à la recherche de ce foyer perdu au Nigeria. Pour l’heure, je suis un vagabond, qui chante à la frontière des différentes cultures. Le sentiment d’être partout étranger nourrit mon art... » Ce spectacle a reçu les honneurs du festival Danse Afrique Danse 2010 en remportant le premier prix de la catégorie solo. Il sera suivi de la projection du film documentaire Do we need cola cola to dance ?, un carnet de voyages dans plusieurs pays d’Afrique où Qudus Onikeku et sa partenaire font l’expérience de performances dansées en plein air, suscitant des réactions étonnantes et des échanges drôles et émouvants.
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Le chagrin des Ogres – théâtre – de Fabrice Murgia - Artara – Théâtre National - Bruxelles Jeudi 15 mars à 20h30 Le chagrin des Ogres est une sorte de conte cruel des temps modernes sur le passage à l’âge adulte. Il nous confronte à deux destins extrêmes, perdus dans les divagations de leur solitude et de leur angoisse. La mise en scène nous plonge sans détour dans la violente radicalité de leur point de vue qui leur fait refuser toute compromission. Ce spectacle d’une force saisissante a provoqué trouble et émotion au festival d’Avignon 2010. Depuis, il a reçu le prix Odéon-Télérama du meilleur spectacle et le prix du public dans le cadre du festival Impatience, jeune création européenne. La première création de Fabrice Murgia est considérée par beaucoup comme un coup de maître. « Dans un subtil équilibre entre réel et fiction, jouant avec les codes du théâtre et de la représentation, Fabrice Murgia créé une fable terrible, où l’imaginaire des protagonistes prend corps sur le plateau. Sans jugement ni morale, Le chagrin des Ogres nous plonge au coeur du malaise. Un malaise tout entier condensé dans le personnage imaginaire de la petite fille, à la fois narratrice et manipulatrice, porteuse de la légèreté, de l’imagination, mais aussi de la cruauté de l’enfance. Un personnage qui se transforme parfois en monstre vociférant ou qui interrompt le récit pour raconter ses petites histoires à elle, contes modernes directement issus du réel. » Jean-Marie Wynants - Le Soir
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Loïc Lantoine – chanson Samedi 31 mars à 20h30 Loïc Lantoine a les mots agrippés à l’émotion vive. C’est un poète facétieux, un gars du coin de la rue avec l’amour en poche et des blessures plein les yeux. « Quand il fait noir dans ma caboche, les soirs où tout est un peu moche, où même un sourire devient louche, où je brise tout ce que je touche, avis de vent devant ma vie, et les paupières en parapluie… » Militant de l’amour et des plaisirs simples, il garde sa révolte chevillée au coeur. Il s’engage avec humour, cynisme et rage contre le libéralisme à tout crin, ses faux espoirs et ses rêves peau de chagrin. Après plusieurs années à arpenter les bars, le Lillois récolte la reconnaissance en 2003 avec l’album Badaboum qui le propulse dans la cour des grands de la chanson française. Nous l’avions rencontré à L’arc dans Les étrangers familiers, un salut à Georges Brassens aux côtés de deux musiciens de la campagnie des Musiques à ouïr, Eric Lareine et Denis Charolles, accueillis le 19 janvier dans leur spectacle Au lustre de la peur. C’est avec son complice de toujours, le contrebassiste François Pierron, que Loïc Lantoine nous dévoile son nouveau tour de chant et un album tout neuf, entouré du guitariste Fil, l’un des piliers de La tordue, et de Joseph Doherty, multi-instrumentiste virtuose. « La voix grave, presque caverneuse de Loïc Lantoine traverse la nuit pour évoquer Brel autant par ses accents du Nord que par ses textes. Le chanteur délivre au travers d’un chant de fort en gueule, parfois quasi parlé, des textes réalistes, une crudité d’essence populaire où les mots révèlent la poésie de l’ordinaire. Oui, Brel n’est pas loin. » Anne-Marie Paquotte – Télérama
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La jeune fille et la mort – danse – Compagnie Illico – Thomas Lebrun – Quatuor Voce Vendredi 20 avril à 20h30 Mais cette jeune fille, que nous raconte-t-elle ? Ses désirs, ses envies, ses pudeurs, ses peurs, ses amours, ses espoirs… La jeunesse qui sort de l’enfance… L’amour, la mort, ce qui naît, ce qui s’éteint : voici tout le romantisme de Franz Schubert exprimé en 1824 dans cette pièce pour quatuor à cordes en ré mineur. L’arc a le privilège d’accueillir la nouvelle création de Thomas Lebrun juste après le Théâtre National de Chaillot à Paris. Le chorégraphe a voulu se saisir de cette oeuvre mythique, le romantisme demeurant pour lui « un sujet très contemporain, de par sa lente disparition et sa discrète résistance ». Nous parions sur un spectacle à l’écriture précise et ciselée, jouant sans cesse avec la partition musicale, en décalage, en contre-point ou en totale harmonie. La distribution est remarquable non seulement par les grands noms qu’elle réunit mais aussi parce qu’elle se joue des générations. Un mélange d’âges, pour exprimer les émois des différentes étapes de la vie. Le Quatuor Voce, reconnu comme l’un des meilleurs en France, accompagnera la troupe sur scène. Dans une lumière tranchante ou en clair- obscur, habillés en jean et débardeur ou bien en smoking, les sept interprètes nous emportent avec émotion sur les rives d’un romantisme pas si éloignées qu’elles paraissent.
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