L'étudiant de 21 ans va passer normalement à l'antenne ce week-end, dans un sujet sur le Revenu minimum étudiant (RME).
Le
Revenu minimum étudiant existe ou non selon les CCAS (centre communal
d'action sociale) des communes. Mais il faut dire qu'ils ne sont pas
nombreux à le proposer. Seulement 25 communes en France délivrent en
effet cette aide aux étudiants qui en font la demande suivant leurs
ressources et l'éloignement du lieu de leurs études. Le bénéficiaire
doit aussi à la base résider dans la commune qui peut donc le soutenir
financièrement de cette manière. L'année
dernière, Jonathan Babise avait sollicité la municipalité de
Venarey-les-Laumes, au Nord-Ouest de Dijon en Côte-d'Or, là où il habite
en famille. Après avoir passé un BEP ROC à Montbard, il sortait d'un
Bac Pro STI GMC et débutait alors un BTS CRCI (conception et réalisation
en chaudronnerie industrielle) au lycée Léon Blum, sachant que la
formation, dans son programme initial, est proposée uniquement au
Creusot sur toute l'Académie de Dijon. Calculé
disons en complémentarité avec celui venant du CROUS (+ de 400 euros par
mois), le montant annuel de 1200 euros était un gros plus pour lui. «
J'ai pu financer en partie ma première année d'études. L'internat, en y
incluant le service de restauration, coûte à peu près 500 euros par
trimestre, les allers-retours en TER 40 euros par semaine et mon
activité sportive 40 euros par mois. Les 1200 euros ne suffisent pas
mais c'est quand même très important », nous a-t-il expliqué jeudi
matin, lui qui espère en bénéficier cette année encore. « J'ai déposé le
dossier le week-end dernier en mairie », fait-il savoir, en attente
d'une réponse fin novembre voire courant décembre. « Si je ne l'obtiens
pas, je continuerai en tout cas mes études », rajoute-t-il néanmoins en
rappelant qu'il essaie toujours de travailler pendant les étés en vue de
la poursuite de son cursus. C'est aussi lors
de la matinée de jeudi que la grande chaîne numéro une est venue faire
un reportage sur l'étudiant, plus particulièrement vis-à-vis de
l'attribution du RME et de ce qu'il lui permet. D'abord interrogé dans
sa chambre d'internat, Jonathan Babise a également été filmé, avec sa
promo et son professeur Gaël Grisier, dans une salle de classe puis dans
l'atelier des structures métalliques. L'intérêt certainement pour TF1
d'élargir le sujet, avec un clin d'oeil à la filière technologique et au
cours théoriques mais surtout pratiques d'un étudiant sérieux qui, en
plus de rentrer dans les critères, mérite le RME. Plus tard, une
orientation professionnelle vers la qualité et la sécurité toujours dans
le domaine de la chaudronnerie lui plairait bien. Selon les journalistes sur place jeudi, le reportage est prévu pour les éditions du week-end.