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Festival Martin Scorsese


Festival Martin Scorsese - Cinémage

Festival Scorsese du 11 au 25 mars 2008

L'association Cinémage organise un Festival Scorsese qui durera tout le mois de mars.

 

Voici le programme de ce festival, intitulé « Sales rues de New York » - Violence et christianisme : un autre visage du film noir américain.



Mardi 25 mars à 20h30, Cinéma Le Morvan, Le Creusot ; Tarif unique : 5,50 €


Alice n’est plus ici
Alice doesn’t live here anymore


Film de Martin Scorsese – Etats-Unis – 1974 – 1h52 – version originale
Avec Ellen Burstyn, Harvey Keitel, Jodie Foster, Kris Kristofferson
Oscar de la meilleure actrice – 1974
Lauréat du British Academy of Film – 1975
A la mort de son mari, Alice quitte le Nouveau-Mexique avec son jeune fils. Libérée de ce mari brutal et autoritaire, et de sa vie de mère au foyer, elle se lance sur les routes de Californie à la poursuite de son rêve de devenir chanteuse. Commence alors un nouveau parcours, sur la route de Californie comme dans sa vie...
Chronologiquement, ce film s'inscrit entre Mean Streets et Taxi driver, et constitue une seconde étape dans la carrière du cinéaste : première commande hollywoodienne du cinéaste, le film est aussi son premier succès commercial. Si Mean Streets marque l'entrée de Scorsese parmi les cinéastes les plus créatifs sans pour autant recevoir la reconnaissance publique, Alice… marque l'entrée du réalisateur à Hollywood, et lui vaut la reconnaissance lors de la cérémonie des Oscars de 1974.
Road-movie inhabituel dans la carrière de Scorsese, avec un scénario peu original, le film n'en est pas moins réussi. Cinéma hollywoodien, certes, mais pas nécessairement cinéma conventionnel.
C'est la Warner qui repère le jeune Scorsese (sur les conseils avisés de Francis Coppola, un autre italo-américain !). Ici, Scorsese s'essaie au film à budget confortable, et au cinéma en studio. Pourtant, ce fieffé Scorsese trouvera à jouer avec ces contraintes (et à se jouer de ces contraintes) : il s'amusera à créer un décor magnifique, aux lumières contrastées, pour les seules scènes du début du film, comme un hommage au cinéma des années 50 qui a bercé sa jeunesse ; il se permettra de recourir, tout comme dans Mean Streets, à l'improvisation des acteurs ; et il se plaira à rendre ambigu le happy end !
Car, tout en conservant le ton optimiste du cahier des charges hollywoodien, Scorsese sait introduire des moments de tension, notamment par le personnage mythomane que rend terrifiant l'interprétation de Harvey Keitel.
Et au-delà de la figure de style du road-movie, c'est aussi la condition féminine qu'interroge Scorsese, dans cette chère Amérique, religieuse et violente. Mais, contrairement à Mean Streets et Taxi driver, la violence n'est pas ici directe. Ce n'est pas la violence physique que pointe le cinéaste, mais une violence plus implicite, plus discrète ; une violence davantage ancrée dans les mentalités, dans les habitudes sociales, dans les conventions morales...
L'apparition quasi habituelle de Scorsese dans ses films est ici plus discrète. Vous le croiserez dans le rôle d'un client du bar.
 

 



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