



Le Mardi 24 janvier 2012 Cliquez-ici
08:22:12
La
Présidente de l’Université de Bourgogne estime que «l’implantation
délocalisée de l’Université, au Creusot, est unique en France». En marge
de l’inauguration du Restaurant Universitaire, elle expliqué pourquoi à
«creusot-infos».
Si
à Dijon les esprits sont mobilisés par la campagne pour la présidence
de l’Université, au Creusot, c’est sur le registre d’un déploiement
universitaire délocalisé et exemplaire que Sophie Béjean a surfé lundi
matin.
L’inauguration du Restaurant Universitaire (lire notre premier article)
a apporté une nouvelle pierre à la construction universitaire au
Creusot, lancée à la fin des années 70. La Présidente de la Université
de Bourgogne, de toute évidence, apprécie l’approche universitaire du
Creusot, la plus belle antenne décentralisée de l’Université de
Bourgogne. Elle s’en explique avec «creusot-infos».
Quel regard portez-vous sur le développement universitaire au Creusot ?
«L’inauguration
du Restaurant Universitaire, c’est l’amélioration des conditions pour
les étudiants. L’accès à l’enseignement supérieur doit être facilité
pour le plus grand nombre. On a plus d’étudiants boursiers en Bourgogne
que dans les autres régions et au Creusot on a plus de boursiers qu’à
Dijon. Et je remarque que le campus du Creusot est parfaitement
structuré. L’Université a besoin de s’appuyer sur la recherche, pour
apporter sa contribution au développement économique et social. Il faut
une action de proximité de valorisation de la recherche. On le fait très
bien, notamment avec l’IUT. Mais il faut aller encore plus loin.»
Que visez-vous?
«Il
faut tenir un rôle au niveau international, avec un excellent niveau de
recherche. Nous l’avons au Creusot avec le Master VIBOT, sur la vision
et la robotique. C’est une formation européenne qui permet au Creusot de
rayonner sur le monde. On voit bien que ce qui compte ce n’est pas
l’implantation de la formation, mais la qualité de la formation. Au
Creusot, l’Université a une implantation territoriale dans laquelle tout
le monde est très impliqué, avec une palette de formations, mais aussi
de services, comme en témoigne le nouveau restaurant, qui va s’enrichir…
»
C’est-à-dire ?
«On
va actuellement du DUT et du DEUG au Master. Eh bien, je l’annonce, on
va prolonger le Master VIBOT au Creusot par une formation doctorale. On
voit bien que Le Creusot est ce qu’il faut faire pour avoir une bonne
filière universitaire, avec des formations internationales, mais aussi
des transferts de technologies.»
Recueilli par
Alain BOLLERY