Urbaine, propre..et si belle
Article du 07/04/2012 de inconnu
le 07/04/2012 à 05:06 par Nicolas Manzano
Après une quinzaine de participations à l’Eco-Marathon Shell, le département Génie mécanique et productique (GMP) de l’IUT concourt depuis trois ans au challenge français EducEco. Parrainée par l’Éducation nationale et organisée par l’AD3E, cette compétition se tiendra du 2 au 4 mai prochains sur la piste du circuit Paul-Armagnac de Nogaro dans le Gers.Pour les étudiants du Creusot, le défi est de taille cette année puisque c’est la première fois qu’ils représenteront leur établissement dans la catégorie « Urban concept », qui consiste à concevoir, réaliser et surtout faire rouler une petite citadine peu gourmande en énergie. Si des gabarits précis sont imposés pour respecter les critères d’une voiture de ville, la motorisation est libre. Et les jeunes Creusotins ont décidé de prendre des risques en utilisant un type d’énergie qu’ils ont dû apprivoiser : la pile à combustible fonctionnant à l’hydrogène. « On est les premiers ici à bosser là-dessus. Le plus dur, ça a été de comprendre le fonctionnement et de la mettre en route car les notices étaient en espagnol et en anglais. Du coup on a rédigé une notice en français pour ceux qui reprendront le projet l’année prochaine », indiquent Rémy et Valentin, en charge de la partie motorisation et câblages électriques. Les deux étudiants ont également dû faire face à un imprévu de taille : deux moteurs un peu trop grands par rapport au réducteur prévu l’année dernière par la précédente promotion GMP. « On a dû tout réusiner », précise Rémy.Coque déforméeDes imprévus, les deux autres binômes ont eux aussi dû en essuyer. C’est ainsi que Florient et Clément, responsables de la partie carrosserie, se sont retrouvés face à une importante déformation de la coque fabriquée en 2010-2011. Autrement dit, la tuile… Une expérience cependant très formatrice. « On n’avait jamais fibré et on a eu des problèmes de bulles d’air », racontent-ils un peu dépités. « On a aussi réalisé le bas de caisse en mat de verre, le tableau de bord en mousse et on a usiné les cache-roues en alu », ajoutent-ils.Châssis trop courtLe troisième duo, Julien et Pierre-Luc, a, de son côté, travaillé sur le châssis, la direction, le système de freinage et le reste du câblage électrique. « La difficulté pour nous, ça a été de raccorder les freins à disques de vélo avec le pédalier de voiture. Il a fallu usiner spécialement des pièces à l’IUT. Mais il manquait aussi 10 centimètres sur le châssis alu. On a dû le couper en deux à la moitié, mettre un raccord avec une colle spéciale et ajouter un renfort. Ces modifications nous ont pris cinq séances entières, c’est-à-dire un mois », explique Julien.Au total, les six étudiants auront passé 150 heures sur leur jolie petite machine, actuellement en bonne voie d’achèvement et décorée par Clément, l’artiste du groupe. Espérons désormais qu’ils seront à l’abri d’un nouveau souci technique le jour de la compétition.