Une barre en or pour le perchiste Thibault Boisseau
Thibaut a franchi une nouvelle marche vers la notoriété. Photo J.-P. M. (CLP)
Article du 25/07/2012 de Journal de Saône et Loire par Jean-Paul MARCHETTI (CLP)
C’est donc par un titre de champion de France que l’international juniors Thibault Boisseau termine sa saison sportive, à l’issue d’une année riche en émotions.
À Lens, le jeune étudiant creusotin en2 e année de Staps, champion de France juniors indoor, n’a pas raté son dernier rendez-vous de l’année, après sa 4 e place au championnat de France universitaire (avec 4,80 m), puis sa belle 7 e place avec 5,30 m aux mondiaux d’athlétisme juniors à Barcelone. Il l’avait dit la veille de se rendre dans le nord : « Ce n’est pas facile de rester au top après cette campagne de sauts ».
Il a malgré tout fait le travail en ramenant chez lui, à Saint-Vallier, à Séverine et Jimmy, ses parents, et sa petite sœur Charline, la médaille d’or qu’il a obtenu avec un saut à 5,20 m au premier essai après avoir assuré la victoire à 4,95 m à la troisième tentative et échoué par trois fois à 5,35 m, (record personnel 5,30 m) : « Sans stress particulier, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans le concours, mais sans vraiment une forte concurrence, difficile de se motiver. Je voulais absolument terminer la saison sur une bonne note. L’objectif est atteint, mes parents s’y attendaient un peu, comme mes grands-parents paternels Colette et Joël qui étaient dans les gradins, ils sont ravis, mais le contraire aurait été une grosse déception. Maintenant je vais totalement décompresser avec cette coupure qui ira jusqu’en septembre, et profiter un peu de ma famille et de mes copains. »
Thibault (18 ans), va donc passer à autre chose quelques semaines, tout d’abord en assurant un job d’été qui a débuté lundi chez Leclerc, et bien sûr, suivre la finale olympique de saut à la perche des jeux de Londres, au cours de laquelle il aura tout loisir de rêver d’imiter Renaud Lavillenie, en marche vers l’or olympique, et qui sautait seulement 4,70 m à son âge. Mais la comparaison s’arrête là, pour l’instant peut-être…