Ils goûtent à la vie active
Les 12 étudiants ayant décidé de tenter l’alternance. Photo N. M.
Article du 27/09/2012 de Journal de Saône et Loire par Nicolas Manzano
Les étudiants du DUT Techniques de commercialisation ont désormais la possibilité d’effectuer leur 2 e année en alternance. Douze d’entre eux ont décidé de profiter de l’opportunité.
Après un an de formation initiale, les étudiants du département Tech’de Co peuvent aujourd’hui effectuer une grande partie de leur temps d’enseignement en entreprise par le biais d’un contrat de professionnalisation. Une possibilité d’alternance proposée depuis cette année et qui a rapidement suscité l’intérêt. Sur 20 étudiants de 2 e année volontaires pour tenter cette entrée anticipée dans la vie active, douze se sont finalement accrochés et ont trouvé un employeur acceptant de les compter parmi leurs salariés trois jours par semaine, contre deux jours passés à l’IUT.
« Incontournable »
« C’était incontournable. Cela correspond à une demande des jeunes et des entreprises. Par cette découverte du monde de l’entreprise, les étudiants comprennent mieux les attentes des employeurs, L’abstrait devient du concret. Ils sont considérés comme de vrais collaborateurs et en ressortent avec plus de maturité. Il n’y a que des avantages », affirme Christelle Gauthard, nouvelle chef du département qui a mis cette alternance en place conjointement avec la précédente responsable Isabelle Sant.
Dans tous les secteurs
Industrie, grande distribution, vente d’articles spécialisés ou restauration rapide… Les entreprises accueillant les alternants représentent tous les secteurs d’activité. L’OPAC a décidé lui aussi d’ouvrir ses portes à un étudiant en quête d’une vraie expérience professionnelle. Nathalie Berthelot, 20 ans, effectue son contrat chez Carrefour Market au Creusot. Très motivée, elle avoue avoir été un peu surprise au départ. « Je ne pensais pas que j’allais faire autant de choses différentes. J’ai d’abord été formée à la caisse et je vais aborder tous les métiers. Ca me plaît car c’est varié et ça me permettra plus tard de savoir de quoi je parle plus tard car j’aimerais travailler dans la grande distribution », confie la jeune femme, ravie de ses premières semaines en immersion totale.
« On observe un vrai engagement des entreprises qui veulent que ce ne soit pas un simple stage », confirme Christelle Gauthard. Si ces sociétés s’investissent autant dans la formation des étudiants, c’est qu’elles sont bien souvent à la recherche de profils correspondant à leurs besoins, et donc formés dans leurs murs. Après seulement trois semaines de travail, certains étudiants se seraient ainsi vus proposer une embauche en CDI à l’issue de leur contrat de professionnalisation !